6. La Commission CHARBONNEAU et Jacques DUCHESNEAU dans tout ça?

6.  La Commission CHARBONNEAU et Jacques DUCHESNEAU dans tout ça?

Un autre chapitre sur la corruption est bien enclenché avec le début de la Commission CHARBONNEAU, une troisième commission d’enquête publique au Québec en moins de 10 ans. Cette commission aurait la latitude requise pour étendre son mandat au financement illégal des partis politiques et à l’attribution de 18 000 places subventionnées en garderie depuis 2008.

L’obtention de cette commission d’enquête n’a pas été de tout repos. Au nom des Québécois, les partis de l’opposition ont fait front commun à l’Assemblée nationale durant plus de deux années pour finalement l’obtenir en novembre 2011. Six mois avant cette date, soit en février 2011, le gouvernement libéral tentait de mystifier la population en lui donnant un bonbon appelé l’Unité permanente anticorruption (UPAC). À l’époque, l’hypnotiseur Jean CHAREST tenta, sans succès, de se prendre pour MESSMER. Celui-ci s’imaginait que les Québécois lâcheraient le morceau en substituant l’UPAC, une organisation sans budget et avec peu d’effectifs, à la commission d’enquête demandée depuis 18 mois par le peuple.

Question de rendre l’UPAC crédible auprès des citoyens, Jean CHAREST nomma Jacques DUCHESNEAU pour la diriger. Il s’agissait peut-être là de sa première nomination non partisane en carrière, qui sait? Peu habituer de nommer des gens compétents dans des postes de direction, le premier ministre subit un choc nerveux lorsqu’il se rend compte que Jacques DUCHESNEAU, après seulement six mois de travail, accomplissait des miracles avec les petits poissons et les miettes de pain qu’il avait mis à sa disposition. La performance, la proactivité et l’efficience n’étant pas valorisées au sein du PLQ, Jean CHAREST s’empresse de remercier Jacques DUCHESNEAU pour ses services. On connait bien la suite… Pour faire en sorte que son travail puisse profiter à l’ensemble de la société, Jacques DUCHESNEAU laissera lui-même couler l’existence de son rapport dans les médias.

Après avoir rendu la fonction publique du Québec inefficace en y plaçant ses amis sans compétence et après avoir perverti le système judiciaire québécois en y instaurant la culture de la redevabilité aux dépens de l’impartialité et de l’indépendance judiciaire, Jeans CHAREST s’est mis à mettre des bâtons dans les roues aux services d’enquêtes criminelles trop performants. Aujourd’hui, en plus de voir la Commission CHARBONNEAU le rattraper dans son rétroviseur, Jean CHAREST, l’arroseur arrosé, se retrouve maintenant avec une UPAC qui enquête sur les pratiques douteuses de ses anciens ministres. On scrute l’octroi des contrats de construction et l’octroi des places en garderie. On comprend aisément les raisons de l’obstination du défunt Conseil des ministres à se plier aux demandes répétées du peuple afin qu’une commission d’enquête sur la corruption dans le monde de la construction soit mise en place.

À quoi faut-il s’attendre de la Commission CHABONNEAU? Selon moi, cette commission démontrera que ce qui se passe actuellement entre les politiciens municipaux et les entrepreneurs en construction est en tout point similaire à ce qui se faisait au niveau provincial sous l’ère du gouvernement de Jean CHAREST.

En ce moment, nous assistons seulement à la levée d’un des voiles posés sur les tentacules de la corruption, soit celui de la corruption dans le monde de la construction. Pour bien comprendre la complexité de la corruption, on peut la comparer à une pieuvre. Le corps représente les trois piliers et ses tentacules représentent les différents types de corruptions qui existent. Les ventouses des tentacules nourrissent la bête dans son ensemble.

Ainsi, la collusion entre les dirigeants de chaque type de corruption (les tentacules) est centralisée dans le corps de la pieuvre (les trois piliers). Chaque tentacule rejoint une quantité inespérée de généreux donateurs qui remplissent les caisses électorales et travaillent à faire réélire les députés qu’ils savent corrompus. Les dirigeants de chacun de ces tentacules obtenaient du défunt Conseil des ministres la nomination des magistrats dont ils avaient besoin pour faire prospérer le type de corruption qu’ils avaient à gérer.

Élection après élection, malgré les scandales, c’est le système de redevabilité tentaculaire qui permet au  PLQ de faire réélire autant de députés à l’Assemblée nationale.

En ce moment, l’« empire » de la corruption judiciaire est handicapé par l’affaissement du premier de ses trois piliers, soit le défunt Conseil des ministres libéral. Si le Parti québécois n’élargit pas le mandat de la Commission CHARBONNEAU, les autres types de corruption (tentacules) ne seront pas démantelés et le PLQ continuera de bénéficier des fruits de la corruption. Cet argent sale servira à reprendre le pouvoir de manière illégitime pour contrer l’effet rassembleur du projet de la souveraineté. Si mes prévisions s’avèrent exactes, c’est à Jean-Marc FOURNIER que sera confiée la tâche de remettre en marche l’empire de la corruption judiciaire au Québec.

Les six sections de mon troisième chapitre auront dépeint la culture d’entreprise corrompue qui régnait au sein du défunt Conseil des ministres libéral. Le PLQ laisse en mémoire aux Québécois un gouvernement libéral corrompu et opprimant qui a dilapidé le trésor public et rendu ses institutions démocratiques inefficaces. Il laisse aussi en mémoire un parti politique dont plusieurs anciens ministres et députés ont été, sont ou seront visés par : 1) une enquête criminelle de la Sûreté du Québec; 2) une enquête menée par l’Unité permanente anticorruption; 3) une enquête du vérificateur général; 4) une enquête du directeur général des élections et/ou 5) une des enquêtes des Commissions GOMERY, BASTARACHE ou CHARBONNEAU.

TABLE DES MATIÈRES
TROISIÈME CHAPITRE
PORTRAIT DU DÉFUNT GOUVERNEMENT CORROMPU DE JEAN CHAREST
1.  La redevabilité des juges issus du système de nominations partisanes du PLQ  
2.  Le projet souverainiste du PQ : la cause de l’existence de la corruption judiciaire au Québec
3.  La propension naturelle de Jean CHAREST pour la corruption judiciaire
4.  Quand financement illégal et appropriation du pouvoir illicite riment avec nominations partisanes
5.  Jean-Marc Fournier et SNC-LAVALIN : piliers de la corruption judiciaire au Québec?
6.  La Commission CHARBONNEAU et Jacques DUCHESNEAU dans tout ça?

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