3. La propension naturelle de Jean CHAREST pour la corruption judiciaire

3.  La propension naturelle de Jean CHAREST pour la corruption judiciaire  

Photo La presse

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Au Québec, la dénonciation de la corruption est une réalité récente. Vers la fin du règne du Gouvernement libéral de Jean CHAREST, des manifestations monstres se sont organisées à la grandeur de la province pour dénoncer les abus commis contre différentes classes sociales. La confiance du peuple envers son élite dirigeante pour rétablir l’ordre dans les finances publiques était à ce point faible que plusieurs citoyens ont décidé de prendre les choses en main. Munie de ses ordinateurs, l’action citoyenne, en plus de se faire entendre dans nos rues, s’est mobilisée sur les réseaux sociaux pour dénoncer la corruption. Les sites Internet dénonçant toutes les formes de corruption se sont multipliés.

Grâce aux actions concertées de plusieurs citoyens, la pointe de l’Iceberg des actes de corruption et de collusion du PLQ devint rapidement évidente sur le site Internet www. Libéraux.net de Geneviève L’OBSTINEUSE[1].

À cette époque, j’étais déjà en pleine rédaction du présent ouvrage. Un événement particulier dans la carrière politique de Jean CHAREST m’avait échappé. C’est en tentant de répondre au «quiz libéraux» du site libéraux.net que les raisons obscures derrière la venue soudaine de Jean CHAREST à la tête du PLQ commencèrent à s’éclaircir.

À la fin des années 80, à titre de ministre de la Jeunesse et du Sport amateur, sous la gouverne des conservateurs de Brian MULRONEY, Jean CHAREST nous démontrait déjà sa propension à vouloir pervertir le pouvoir judiciaire pour servir ses ambitions politiques. En 1990, celui-ci devait quitter son poste de ministre après avoir tenté, sans succès, d’user de son influence politique pour convaincre le juge MARCEROLA d’être clément dans le dossier d’un entraineur sportif qui s’était vu exclure de l’équipe canadienne aux Jeux du Commonwealth[2].

Comme je l’expliquais dans l’article «Le projet souverainiste du PQ : la cause de l’existence de la corruption judiciaire au Québec», seul un chef ayant des propensions naturelles pour la perversion peut instaurer, au sein de son Conseil des ministres, une culture d’entreprise qui vise l’appropriation du pouvoir par l’illégalité. Ainsi, en Jean CHAREST, le PLQ avait trouvé le digne successeur de Daniel JOHNSON (fils) qui s’était brulé en menant de front la campagne du NON des libéraux lors du référendum de 1995.

Avec le résultat que connu le référendum de 1995, il devint évident pour les stratèges du PLQ qu’il n’y aurait plus de retour en arrière sur l’option souverainiste du Parti Québécois. En 1998, plutôt que de jouer franc jeu et laisser le peuple québécois être maître de sa destinée, le PLQ accueillait Jean CHAREST dans ses rangs pour mettre en place un système de perversion des institutions démocratiques digne des plus grands scénarios de fiction d’Hollywood. Pendant que Jean CHRÉTIEN détournait illicitement plus de 332 millions en fonds publics fédéraux pour faire la promotion des avantages pour le Québec de rester lié avec le Canada[3], Jeans CHAREST, de son côté, commençait graduellement à mettre en place un système qui allait permettre au PLQ de : 1) pervertir l’appareil judiciaire par les nominations judiciaires partisanes; 2) financer son parti de façon illicite par les fruits de la corruption et de la collusion; et 3) s’approprier illicitement une partie du pouvoir démocratique lors des élections provinciales.

Suite à la crise politique engendrée par les révélations sur le scandale des commandites lors de la Commission GOMERY, le système illicite de Jean CHAREST allait permettre au PLQ de s’accrocher au pouvoir lors des élections de 2007 et de le solidifier lors du scrutin de 2008.

En 2010, la Commission BASTARACHE sur les allégations de Marc Bellemare concernant l’ingérence du premier ministre dans les nominations judiciaires viendra démontrer que Jean CHAREST n’avait rien perdu de sa détermination à pervertir le pouvoir judiciaire.

Depuis 2003, soit depuis le commencement du règne de Jean CHAREST à la tête du Québec, les règles procédurales pour la nomination des juges se sont vues altérées pour favoriser les nominations partisanes[4]. Ces changements ont occasionné la perte de l’indépendance judiciaire des magistrats et l’apparition de la règle non écrite de la redevabilité judiciaire envers ceux qui permettaient l’accession à la magistrature par le financement illicite du PLQ.

En 2012, le système de Jean CHAREST était rendu tellement bien huilé qu’il permit au PLQ, malgré toutes les évidences concernant l’octroi illicite des contrats dans le monde de la construction et l’octroi des permis de garderie, de remporter 31 % du suffrage et 50 sièges à l’Assemblée nationale.

Chers lecteurs, le défunt Conseil des ministres libéral de Jean CHAREST est à blâmer pour la prolifération de la corruption au Québec depuis les 10 dernières années. N’oubliez jamais que si, en 1990, Jean CHAREST avait été jugé pour l’acte criminel qu’il avait commis en tentant de corrompre le juge MARCEROLA, celui-ci n’aurait jamais pu devenir le chef du PLQ. À l’époque, on croyait probablement que l’humiliation subie par la médiatisation de l’incident lui avait servi de leçon et remplaçait un douloureux procès criminel pour avoir tenté de corrompre la magistrature. Cette fausse croyance aura permis à Jean CHAREST de renaître de ses cendres et d’autre l’architecte du détournement de quelques milliards de deniers publics durant la dernière décennie.

TABLE DES MATIÈRES
TROISIÈME CHAPITRE
PORTRAIT DU DÉFUNT GOUVERNEMENT CORROMPU DE JEAN CHAREST
PORTRAIT DU DÉFUNT GOUVERNEMENT CORROMPU DE JEAN CHAREST
1.  La redevabilité des juges issus du système de nominations partisanes du PLQ  
2.  Le projet souverainiste du PQ : la cause de l’existence de la corruption judiciaire au Québec
3.  La propension naturelle de Jean CHAREST pour la corruption judiciaire
4.  Quand financement illégal et appropriation du pouvoir illicite riment avec nominations partisanes
5.  Jean-Marc Fournier et SNC-LAVALIN : piliers de la corruption judiciaire au Québec?
6.  La Commission CHARBONNEAU et Jacques DUCHESNEAU dans tout ça

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[1] Geneviève L’Obstineuse est l’instigatrice du site Internet www.liberaux.net: L’indignation en chiffre et en aberration.

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