2. Le projet souverainiste du PQ : la cause de l’existence de la corruption judiciaire au Québec

2.  Le projet souverainiste du PQ : la cause de l’existence de la corruption judiciaire au Québec

En politique, les leaders naturels qui peuvent rassembler les gens uniquement avec leur aura ne sont pas monnaie courante. Les citoyens qui se sentent opprimés par leur gouvernement sont à la recherche de changements et de personnalités auxquelles ils peuvent s’identifier. Ceux-ci accorderont facilement leur confiance à un parti politique porteur d’idéologies nouvelles et d’espoir. Le projet rassembleur d’un parti politique mené de front par un chef charismatique recevra l’adhérence d’une grande proportion des justiciables. C’est en réunissant ces variables qu’un parti politique se positionnera pour s’approprier le pouvoir démocratique de façon légitime.

Lorsqu’un parti politique à la tête d’un gouvernement n’est plus en mesure de présenter de telles alternatives aux électeurs, le pouvoir qu’il détient se mettra graduellement à s’effriter. C’est à ce moment que le parti politique qui désire s’accrocher au pouvoir à tout pris commencera à envisager les moyens illégitimes et immoraux pour pallier au fait qu’il n’est pas en mesure de répondre aux aspirations de son peuple. Lorsqu’un parti de l’opposition ou un nouveau parti présente une option qui reçoit l’adhérence de près de la moitié d’une nation, il deviendra impossible de rivaliser contre cette force mobilisatrice en respectant les règles qui maintiennent en vie les institutions démocratiques d’une société. La mise en place des mécanismes qui permettra de s’approprier le pouvoir de manière frauduleuse deviendra l’ultime solution pour rester au pouvoir.

Depuis une vingtaine d’années, peut-on affirmer que le projet souverainiste du Parti québécois n’est pas celui qui rejoint la plus grande proportion des Québécois? À son apogée, lors du référendum de 1995, presque la moitié des Québécois avait adhéré au projet péquiste qui consistait, et consiste toujours, à réaliser l’indépendance du Québec. Lors de la Commission GOMERY, le peuple québécois réalisera que sans le détournement des fonds publics par le gouvernement fédéral de Jean CHRÉTIEN, le référendum de 1995 aurait probablement obtenu une majorité en faveur du oui.

Même si le projet souverainiste semble avoir perdu de sa vigueur, aucun parti politique n’a encore trouvé un projet aussi mobilisateur que celui qu’offre le PQ pour faire rêver les Québécois.

Incapable de rivaliser contre l’effet rassembleur du projet péquiste, le PLQ n’a eu d’autre choix que de se tourner vers les stratégies illicites et le monde de la criminalité pour s’accrocher au pouvoir. En perte constante d’allégeance et de pouvoir légitime, le Parti libéral du Québec s’est tourné vers la personne de Jean CHAREST, un adepte connu de la corruption judiciaire, pour implanter un système qui allait corrompre nos institutions démocratiques à partir de ses racines; en pervertissant le pouvoir judiciaire.

Il est important de réaliser que si les membres du Conseil exécutif d’un gouvernement sont corrompus, la responsabilité de cet état de fait doit reposer sur les épaules du premier ministre. C’est au chef d’un parti politique que revient la tâche de façonner la culture d’entreprise qui prévaut à l’intérieur de ses troupes.

Évidemment, même si le chef du parti politique au pouvoir désire corrompre le système judiciaire en place, il ne pourra le faire seul. Il devra recevoir l’approbation et l’adhérence du Conseil des ministres à son projet illicite. N’oublions jamais que le principe de la responsabilité ministérielle[1] existe au Québec et au Canada. Ce principe implique « que tous les ministres . . . une fois au courant d’une politique du gouvernement, doivent la défendre — ou n’en rien dire; autrement ils doivent démissionner . . . »[2].

Démissionner du Conseil des ministres, c’est exactement ce qu’ont fait les trois anciens ministres du PLQ Pierre PARADIS, Marc BELLEMARE et Thomas MULCAIR, pour ne nommer que ceux-là. Bien sûr, une multitude de raisons peuvent justifier leur départ du PLQ. Par contre, si l’on regarde les allégations de corruption concernant les anciens ministres de Jean CHAREST, qui seraient liés par le principe de la solidarité ministérielle, il devient pertinent de se demander quelles sont les véritables raisons derrière ces départs suspects.

À quoi ressemble vraiment le profil des ministres qui composaient le Conseil exécutif du défunt gouvernement de Jean CHAREST? Évidemment, avant que les scandales de corruption ne commencent à éclater, la vraie personnalité et le profil des ministres du PLQ nous étaient inconnus. Aujourd’hui, en scrutant l’actualité québécoise des dernières années, il est possible maintenant de dresser le portrait des membres du défunt Conseil des ministres du gouvernement de Jean CHAREST pour avoir une idée plutôt représentative de la culture d’entreprise qui pouvait y régner et la propension de certains à s’adonner à la corruption judiciaire.

TABLE DES MATIÈRES
TROISIÈME CHAPITRE
PORTRAIT DU DÉFUNT GOUVERNEMENT CORROMPU DE JEAN CHAREST
1.  La redevabilité des juges issus du système de nominations partisanes du PLQ  
2.  Le projet souverainiste du PQ : la cause de l’existence de la corruption judiciaire au Québec
3.  La propension naturelle de Jean CHAREST pour la corruption judiciaire
4.  Quand financement illégal et appropriation du pouvoir illicite riment avec nominations partisanes
5.  Jean-Marc Fournier et SNC-LAVALIN : piliers de la corruption judiciaire au Québec?
6.  La Commission CHARBONNEAU et Jacques DUCHESNEAU dans tout ça?
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