1. La redevabilité des juges issus du système de nominations partisanes du PLQ

TROISIÈME CHAPITRE

Portrait du défunt gouvernement
corrompu de Jean CHAREST

«Dans des temps de tromperie, le seul fait de dire
la vérité est un acte révolutionnaire…»

George Orwell (1903-1950)

1.  La redevabilité des juges issus du système de nominations partisanes du PLQ 

Au Québec, la corruption fait couler beaucoup d’encre. Redéfinie au besoin sous les vocables « collusion » et « retour d’ascenseur », la corruption engendre des scandales qui engendrent, à leur tour, le déclenchement de commissions d’enquête. La Commission BASTARACHE, en 2010, visait à faire la lumière sur les allégations de l’ancien ministre de la Justice, Marc BELLEMARE, concernant le trafic d’influence politique et l’ingérence du premier ministre Jean CHAREST dans la nomination des juges provinciaux.

Même si la Commission CHARBONNEAU ne s’est pas encore penchée sur l’attribution des contrats de construction octroyés par le défunt gouvernement de Jean CHAREST, chaque jour d’audition de la commission permet d’établir des liens entre les adeptes de la corruption municipale et les adeptes de la corruption au niveau provincial.

Comme nous l’avons vu jusqu’à maintenant, toute forme de corruption ne peut prospérer sans l’existence de la corruption judiciaire. La corruption judiciaire repose sur trois piliers et l’un de ceux-ci est le Conseil exécutif du gouvernement au pouvoir. Si les ministres du Conseil exécutif acceptent de se laisser corrompre plutôt que de servir les intérêts du peuple, la corruption judiciaire s’installera graduellement par le système illicite des nominations judiciaires partisanes. On verra plusieurs cabinets d’avocats, leurs professionnels, leurs employés et même leurs clients se mettre à contribuer à la caisse électorale du parti corrompu au pouvoir. Ces généreux donateurs exigeront ensuite du ministre de la Justice qu’il nomme des juges corruptibles pour assurer un certain contrôle externe sur le pouvoir judiciaire. En cas de refus du ministre de la Justice d’obtempérer, les donateurs menaceront de laisser pour compte le parti au pouvoir en lui coupant son financement illicite.

Comme toutes les parties prenantes du système illicite des nominations partisanes du PLQ, les juges sont pris dans un engrenage incompatible avec leur serment d’office puisqu’ils n’ont plus l’indépendance requise pour juger de façon impartiale. D’une manière ou d’une autre, celui qui devient juge grâce au système de financement illicite d’un parti politique devient inévitablement redevable envers tous ceux qui auront participé à son ascension à la magistrature.

Lorsqu’un juge est admis dans la famille des magistrats issus de ce système frauduleux, le moyen le plus efficace pour démontrer rapidement son allégeance à la caste sera de rendre des décisions tendancieuses empreintes de malice. Pour le magistrat perverti, un maillon important de ce système illicite de collusion, il n’y aura pas de moyen plus «légitime» que de détourner sciemment les fins de la justice pour retourner l’ascenseur aux acolytes qui lui auront permis d’accéder à la magistrature. Lorsqu’un justiciable innocent poursuivra un adepte de la corruption judiciaire, il s’apercevra rapidement que l’institution judiciaire en laquelle il croyait n’est plus. Lorsque l’institution censée garantir l’égalité entre les citoyens en sanctionnant le droit se retrouve sous l’emprise de la faction corrompue du système de justice québécois, elle ne sert qu’à faire des adeptes de la corruption judiciaire des êtres au-dessus de lois.

Incrédule, l’honnête citoyen voudra continuer son combat à tout prix pour obtenir justice. Depuis juin 2009, la façon la plus expéditive pour taire ce fauteur de troubles qui risque de rendre publique l’existence du groupe de hors-la-loi qui pervertit l’institution judiciaire est de le déclarer quérulent. Ainsi, on s’assure de tuer dans l’œuf le recours, pourtant bien fondé en droit, du nouveau malade mental.

Tout comme les actes de corruption dénoncés devant la Commission CHARBONNEAU, le système illicite qui cherche à corrompre le pouvoir judiciaire que je viens de décrire semble irréel. Depuis le début de la Commission CHARBONNEAU, les Québécois semblent être pris dans un cauchemar qui ne veut tout simplement pas s’arrêter. Même si l’on se pince pour tenter de se réveiller, les mauvais rêves se poursuivent dès que les travaux de la commission reprennent. Chaque jour, le drame humain prend de l’ampleur. Nous réalisons que le système social-démocrate dans lequel nous avions l’impression d’être, celui axé sur le développement du potentiel de chacun des citoyens, a été altéré et transformé en un système ayant pour objectif l’accumulation de la richesse par l’élite qui détient le pouvoir; une élite dirigeante qui se fout du bien-être de ses citoyens.

Instaurer un tel système de collusion dans l’appareil judiciaire ne se fait pas du jour au lendemain. Pour qu’une telle structure puisse avoir vu le jour, une condition préalable chez chacun des membres des piliers de la corruption judiciaire au Québec devait être présente. Ceux qui contrôlent l’empire de la corruption judiciaire se sont assurés de mettre en place des pions qui avaient tous une propension naturelle à vouloir s’approprier le pouvoir à tout prix; que la recette pour y arriver soit légale ou pas.

Il est indéniable que la corruption judiciaire existe au Québec et que le PLQ a une grande part de responsabilité pour le préjudice constant que subit actuellement la nation québécoise. En écrivant sur les origines de la corruption judiciaire au Québec, je me suis posé les questions suivantes : Comment le PLQ en est-il arrivé à vouloir s’approprier le pouvoir démocratique de façon illégitime et à quoi peut ressembler la culture d’entreprise d’un parti qui accepte d’aller aussi loin que de pervertir le pouvoir judiciaire pour arriver à ses fins?

C’est à ces questions que je réponds dans la partie qui suit de mon ouvrage.  

TABLE DES MATIÈRES
TROISIÈME CHAPITRE
PORTRAIT DU DÉFUNT GOUVERNEMENT CORROMPU DE JEAN CHAREST
1.  La redevabilité des juges issus du système de nominations partisanes du PLQ  
2.  Le projet souverainiste du PQ : la cause de l’existence de la corruption judiciaire au Québec
3.  La propension naturelle de Jean CHAREST pour la corruption judiciaire
4.  Quand financement illégal et appropriation du pouvoir illicite riment avec nominations partisanes
5.  Jean-Marc Fournier et SNC-LAVALIN : piliers de la corruption judiciaire au Québec?
6.  La Commission CHARBONNEAU et Jacques DUCHESNEAU dans tout ça?

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